Pierre Farel, bien plus qu’un univers…

Artiste, mais encore…

Je ne pouvais pas faire autrement que de vous présenter (pour ceux qui ne le connaissent pas encore) cet artiste aux multiples talents et connu bien au delà de la France: Pierre Farel
Tombée sous le charme de ces tableaux en cherchant une déco adaptée à mon intérieur, je me suis mise en quête d’informations. Celles-ci ont confirmé ce « fall in love »  🙂
C’était il y a un peu plus de 2 ans, je tombe par hasard sur une annonce de vente du modèle « Papillon » que j’achète.

Tableau de Pierre Farel Papillon

 

Puis je m’intéresse à l’artiste et me promène dans son univers.  Première surprise, je découvre qu’il possède une galerie sur Ajaccio, ville où je réside ! Et pour cause, il est arrivé en Corse en 1977 à l’age de 20 ans.  C’était un peu une évidence lorsque l’on a des ancêtres Corse. Si ce n’est pas un signe ça…
J’adhère très vite à cette sensualité évidente qui se dégage de ses toiles. Ce qui me stupéfie, c’est cette facilité à transmettre une  émotion  sans avoir dessiné un seul visage ! Pierre Farel, nous livre une explication très représentative de son univers, qui reflète toute l’intelligence dans son choix de ne pas mettre de visages. Cette volonté démontre bien que c’est un vrai et grand artiste. Car selon moi, un artiste n’est pas seulement celui qui crée « du beau », mais celui qui communique, qui transmet, celui qui crée en pensant au ressenti du spectateur. Il privilégie le contemplateur en le laissant s’identifier à ce qu’il regarde et ça fait mouche. Bien souvent, c’est le regard ou le sourire qui parle. Dans les toiles de Pierre Farel c’est votre imagination, vos propres sensations. Mais écoutez plutôt comment il explique ce choix avec justesse, conviction et sentiment.

Dans ses toiles, les courbes féminines s’expriment et font parler la tentation masculine. Les bons moments entre amis, la musique, la danse, le soleil, la dolce vita. Mais aussi le couple, la simplicité et la tranquillité d’un moment seul ou a deux avec pour seule parure un drap blanc, un sous vêtement ou juste un soupçon de nudité douce, suave, liquoreuse . Un concentré de bien être et parfois de zénitude qui fait du bien. C’est ça…  les oeuvres de Pierre Farel font du bien !

« Il y a toujours un petit Farel quelque part… » 🙂

Pierre Farel

 

Mais l’artiste ne s’arrête pas là, il fait vivre ses corps aux courbes divines en les sortant de scène. Il en fait des sculptures en résine (j’adore. Non, je kif !) ou encore des œuvres en plexi. Nous entrons dans la troisième dimension permettant ainsi à ses tableaux de se décrocher des murs et s’ intégrer à notre espace de vie.

Idéal si vous habitez un moulin ! Pour accrocher un tableau, pas fastoche…

Trêve de plaisanterie, une question m’est venue à l’esprit. Si en effet les personnages sans visage nous permettent de profiter de la profondeur d’une oeuvre, ou encore de s’identifier à celle-ci, que se passe t’il si nous les sortons de scène ? Par exemple, le plexi. Nous sommes face à un sujet sans visage, donc sans expression, avec rien autour et qui doit à lui seul nous interpeller, nous faire réagir. C’est là qu’intervient le sentiment que veut faire passer l’artiste au contemplateur. L’expression doit donc être corporelle. Pour vraiment le savoir, il va falloir que j’en juge par moi même. Il faut que je me plante devant ce plexi ! Je vais voir quand et où je peux faire cette expérience et vous délivrer un retour.
En résumé, je vois la toile comme une oeuvre avec de la profondeur sur une surface sans perspective qu’est le mur, et à l’inverse, le plexi,  comme une oeuvre sans perspective dans un environnement avec de la profondeur. Ce n’est que mon interprétation personnelle. C’est très fort, Pierre Farel change l’angle de vue d’une toile en inversant les couches comme pour une photographie que l’on retouche.
Pour l’instant je suis plutôt fan des toiles et des sculptures en résine. Je vous dirai  si ça se confirme quand j’aurai eu le plaisir de ressentir ou pas un plexi.

Pierre Farel: derrière l’artiste, un homme.

Avant de vous dévoiler la galerie de quelques unes de mes toiles préférées, je vous invite à regarder cette vidéo ou plutôt à aimer cette vidéo, car vous l’aimerez c’est certain. On y découvre Pierre Farel tel qu’il est, c’est à dire authentique. Vous verrez dans son atelier, écrit sur un mur, cette citation d’Anatole France:

« L’artiste doit aimer la vie et nous montrer qu’elle est belle. Sans lui… nous en douterions »

Ce document est un concentré de simplicité et de bonne humeur. Je vous assure, prenez le temps de visionner, d’écouter. Faites vous un bon café (ou servez vous un Jack ou autre Woodford réserve. Ho, puis non, un petit whisky japonnais c’est bien. Oui, c’est bien ça !) Et mettez vos oreillettes. Moi, ça me fait du bien des gens comme ça. J’ai ri plusieurs fois devant cette spontanéité. C’est délicieux ! Et de plus, grâce à toutes ces vidéos et autres infos que je glane sur Pierre Farel, cela m’a permis de découvrir un autre trésor qui m’était totalement inconnu jusqu’ici : Mireille VANSON CORFU auteure de sculptures au charme fou !

Je souligne dans cette vidéo le pragmatisme de Marie Bronzini qui mène cette interview,  face à la spontanéité et l’authenticité de Pierre Farel à qui elle a servit de modèle l’espace d’un instant.

« Si tu pouvais éviter de me tutoyer aussi » dit-elle – « Ha un modèle, je ne peux pas, c’est impossible. Alors là, je vous le dis les techniciens, ne me demandez pas de la vouvoyer, je ne vouvoie pas des modèles, c’est… Voilà ! Sinon je ne peins pas. »
« C’est pas gênant d’effacer le visage ?dit-elle – « Tu vois l’erreur fondamentale que tu fais là, c’est que je n’efface pas le visage, je n’en fais pas, je ne l’efface pas » […]  « C’est impossible, je ne peux pas travailler, elle parle tout le temps ! Elle parle tout le temps, comment vous voulez que je travaille ?!  » 😂

Alors, serait-ce donc ça ? Pas de visage donc pas de bouche et enfin le silence ! Je plaisante bien entendu 🙂 Moment irrésistible dans l’atelier de l’artiste, sur un ton léger et bon enfant.
Quand Marie Bronzini dit qu’elle est émue à son entrée dans l’atelier, comme je la comprends… Entrer dans le mausolée d’un artiste, c’est un honneur. C’est surtout une pause dans le temps. C’est comme se rendre dans un lieu chargé d’histoire. On s’imprègne, il règne quelque chose de particulier.  Petite veinarde !

Allez hop hop hop, chaussez les lunettes, ouvrez vos mirettes. Voici quelques unes de mes toiles préférées. Je rêve d’ailleurs d’acquérir la toile intitulée « Le lotus blanc  » que je nicherai dans un cadre vert bambou. Ça mettrait la touche finale dans ma pièce privée, mon boudoir, l’endroit où je m’enferme, l’endroit où j’écris, où moi aussi je partage… Enfin, j’essaie, car j’ai encore beaucoup de progrès à faire !

 

Tableau de Pierre Farel le lotus blanc

Le lotus blanc ❤️

Prêt ? Vous avez sifflé votre whisky ? Comment ça c’est trop fort pour vous ? Alors je vous conseille un petit vin rouge corse tout aussi délicieux que le contenu de cet article:
Un Grotte di sole de Jean Baptiste Arena. Une pépite…

 

 

Il en existe tellement d’autres tout aussi superbes, je n’ai pas pu tout mettre. Je vous laisse le soin de vous promener dans son univers afin de les découvrir vous même.

Et si vous ne comprenez toujours rien à l’art, prenez le temps de l’approcher. J’aime les artistes, ils sont une fenêtre ouverte sur bien des choses que nous ne voyons pas et qu’ils nous apprennent à découvrir. Les petits riens font souvent tout, comme ce « waho », « haaaannn » ou encore « purée c’est magnifique ! » prononcé dans une galerie ou en écoutant de la musique. Vous passez juste un bon moment à ne penser à rien d’autre et bizarrement vous repartez léger en ayant cette sensation d’avoir évacué. Vous déconnectez.

L’art, c’est ça: un autre monde…

Retrouvez Pierre Farel :
Facebook
Son site d’artiste
Dans sa galerie
Sa biographie
Boutique en ligne

PETITE PRÉCISION: C’est avec l’accord de l’artiste que j’ai écrit cet article et utilisé photos et vidéos. Merci de ne pas en faire n’importe quoi… 🙂
L’image choisie pour représenter l’article est intitulée « Pomelos rosés », oeuvre qui a révélé Pierre Farel. Si vous ne l’apprenez qu’à ce moment de l’article, c’est que vous n’avez pas regardé la première vidéo ! Pas bien… 😮

Pour ma part retrouvez-moi comme d’habitude sur les réseaux sociaux 🙂

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*Note: le menu de navigation de ce blog se trouve en  haut à droite (le petit carré)

 

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